Vous êtes freelance et rêvez de travailler depuis l’étranger… mais sous quel statut ?
Avec la généralisation du télétravail, les frontières professionnelles et juridiques n’ont jamais été aussi floues. De plus en plus d’actifs rêvent de travailler depuis l’étranger, que ce soit pour plusieurs mois ou dans une logique de vie nomade.
Mais derrière cette liberté géographique se cachent de nombreuses questions juridiques, fiscales et sociales. Peut-on télétravailler librement depuis un autre pays ? Quel statut choisir pour éviter les mauvaises surprises ?
Entre le statut de salarié, encadré par un contrat de travail et des obligations strictes, et celui de freelance, souvent perçu comme plus flexible mais aussi plus risqué, le choix n’est pas anodin.
Le télétravail depuis l’étranger ou digital nomadisme désigne un mode de travail qui permet d’exercer une activité professionnelle à distance tout en s'immergeant dans un pays étranger. C’est l’équilibre parfait entre voyage et travail. Le point commun des digital nomads : ils n’ont besoin que d’un ordinateur et d’une bonne connexion internet pour travailler.
Parmi les métiers les plus compatibles, on retrouve notamment :
Contrairement à l’expatriation classique, il ne s’agit pas nécessairement de s’installer durablement dans un pays, mais plutôt de s’immerger dans une nouvelle culture, pendant quelques semaines ou mois.
Lorsqu’un salarié souhaite exercer son activité en télétravail depuis l’étranger, sans motif professionnel spécifique ni envoi en mission par son entreprise, on parle de télétravail international pour convenance personnelle.
33% des travailleurs français seraient prêts à déménager à l’étranger tout en continuant à travailler pour leur employeur actuel.*
19% des employés pensent que le télétravail à l’étranger deviendra la norme dans leur secteur d’activité d’ici 5 ans.**Selon l’enquête de ADP Research Institute, « People at Work 2023 »
Contrairement au détachement et à l’expatriation, le télétravail à l’étranger pour convenance personnelle relève de l'initiative du salarié. Celui-ci soumet à l’entreprise une proposition précisant le pays d’accueil, la durée du séjour ainsi que l’organisation du travail, pour validation. La demande s’inscrit dans un processus RH préalablement établi ou peut être étudiée au cas par cas.
Le salarié nomade peut alors vivre une expérience immersive de plusieurs mois à l’étranger, sans interrompre sa mission professionnelle et son contrat de travail.
Des solutions existent pour concrétiser et surtout encadrer ces projets.
Notre partenaire Holiworking permet aux salariés en poste de vivre une escale professionnelle et personnelle de plusieurs mois en télétravail à l’étranger. Le collaborateur exerce ainsi son activité depuis des lieux exotiques, tout en conservant son contrat de travail, son statut de salarié et sa rémunération.
De l’accompagnement contractuel et assurantiel jusqu’à l’accueil sur place, Holiworking accompagne le collaborateur à chaque étape et assure la conformité juridique du projet auprès de l’employeur
Ces projets personnels, porteurs de sens pour les salariés, leur permettent de s’ouvrir à de nouveaux environnements culturels et d’acquérir des compétences à forte valeur ajoutée (adaptabilité, apprentissage d’une langue, communication interculturelle…).
Cette opportunité influe directement sur leur niveau d’engagement et, dans de nombreux cas, sur leur fidélité et leur projection à long terme au sein de l’entreprise. Au-delà du développement pro et perso, le télétravail à l’international constitue un véritable levier d’attractivité pour la marque employeur et témoigne de l’ouverture internationale de l’entreprise.
Cependant, cette pratique doit être encadrée, afin de garantir la conformité du projet pour le salarié et son employeur. 7 grands risques employeur sont à identifier :
Offrir le monde à ses collaborateurs est donc une formidable opportunité pour attirer et fidéliser les meilleurs talents, mais elle ne s’improvise pas. Un cadre clair, et un accompagnement expert sont indispensables pour transformer ce projet en succès partagé.
Dans le cadre d’un projet de télétravail à l’étranger, il convient de rappeler que le freelance est indépendant, et en charge de sa couverture sociale propre, souvent plus précaire que celle d’un salarié français.
En contrepartie, ce mode de travail offre une grande liberté : l’indépendant choisit ses missions, organise son emploi du temps et n’a pas besoin de soumettre son projet de télétravail à l’étranger pour accord dirigeant.
Toutefois, cette autonomie n’exclut pas certaines contraintes : selon la nature des contrats, les exigences de confidentialité ou les modalités de collaboration, il peut être nécessaire d’informer, voire d’obtenir l’accord de certains clients, notamment lorsque le changement de pays impacte la disponibilité, les horaires ou les conditions d’exécution de la prestation.
Un statut intermédiaire existe. Le portage salarial permet à un indépendant d'être salarié d'une entreprise de portage pour délivrer sa prestation. Un contrat de travail spécifique est établi, il ajuste le salaire en fonction de la facturation générée par l'indépendant. Dans ce cas, si le freelance est salarié porté en France, sa capacité à faire du télétravail à l'international dépend des règles de l'entreprise de portage.
Les freelances peuvent aussi être portés à l'étranger, par une société de portage dans le pays d'accueil. La solution s'appuie sur un contrat de travail local, conforme au droit du travail local et avec la plupart du temps un impôt à la source. Il est en outre affilié à la couverture sociale locale.
Le télétravail à l’étranger séduit par sa liberté géographique et l’enrichissement culturel qu’il procure. Mais derrière ce rêve nomade se cachent des réalités plus complexes : fiscalité, protection sociale, législation…
Chaque statut présente ses atouts et ses limites. Le salarié conserve sécurité et avantages sociaux, mais reste dépendant de l’accord de son employeur. Le freelance gagne en autonomie et flexibilité, au prix d’une gestion plus lourde et de revenus parfois instables.
Une chose est sûre : réussir son expérience de télétravail international exige une préparation et un accompagnement adapté, sous peine de voir la liberté se transformer en casse-tête administratif et juridique.